Les huit ordres provinciaux
Un traducteur agréé est membre d'un ordre ou d'une association provinciale de traducteurs. Le Canada en compte huit ; chacun agrée ses membres pour des combinaisons de langues précises.
| Ordre | Dénomination | Province | Admis par le MIFI | Sceau vérifiable en ligne |
|---|---|---|---|---|
| OTTIAQ | Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec | Québec | Oui | Non |
| ATIO | Association of Translators and Interpreters of Ontario | Ontario | Oui | Oui |
| STIBC | Society of Translators and Interpreters of British Columbia | Colombie-Britannique | Oui | Oui |
| ATIA | Association of Translators and Interpreters of Alberta | Alberta | Non | Non |
| ATIS | Association of Translators and Interpreters of Saskatchewan | Saskatchewan | Non | Non |
| ATIM | Association of Translators and Interpreters of Manitoba | Manitoba | Non | Non |
| CTINB | Corporation of Translators, Terminologists and Interpreters of New Brunswick | Nouveau-Brunswick | Oui | Non |
| ATINS | Association of Translators and Interpreters of Nova Scotia | Nouvelle-Écosse | Non | Non |
Quels organismes acceptent quoi
L'IRCC accepte tous les ordres provinciaux ; le MIFI n'en admet que quatre : OTTIAQ, ATIO, STIBC et CTINB. La règle est toujours fixée par l'organisme destinataire, jamais par le traducteur.
| Organisme destinataire | Traducteur admis |
|---|---|
| IRCC (fédéral) | Traducteur agréé de n'importe quel ordre provincial canadien, ou traduction accompagnée d'un affidavit |
| MIFI (Québec) | OTTIAQ, ATIO, STIBC et CTINB seulement — règle publiée sur quebec.ca |
| Autres organismes québécois | En général un traducteur de l'OTTIAQ (la SAAQ l'exige) ; vérifiez l'exigence de l'organisme destinataire |
| Organismes hors Québec | Nous affectons un traducteur agréé d'un ordre provincial reconnu ; l'exigence de l'organisme destinataire prime |
| Langues rares | Traducteur non agréé + affidavit devant un commissaire à l'assermentation |
Conséquence pratique : une traduction signée par un membre de l'ATIA, de l'ATIS, de l'ATIM ou de l'ATINS sert à l'IRCC, mais pas au MIFI. Pour un dossier québécois, Asiatis affecte un traducteur d'un des quatre ordres admis ; sa traduction sert ensuite telle quelle à l'étape fédérale.
Cas particuliers
Toutes les combinaisons de langues n'ont pas de traducteur dans chaque ordre. Quand aucun traducteur de l'OTTIAQ n'existe pour une combinaison, nous vérifions l'exigence de l'organisme destinataire avant de commencer.
- Combinaison sans traducteur de l'OTTIAQ : nous vérifions l'exigence de l'organisme destinataire avant de commencer.
- MIFI : l'original papier de la traduction, agrafé au document source, peut être exigé en tout temps ; le PDF sert au téléversement dans Arrima.
- Document destiné à l'étranger : l'exigence du pays destinataire s'applique, pas celle d'un ordre canadien.
Vérifier le sceau du traducteur
Une traduction certifiée porte la signature, le sceau, le nom de l'ordre et le numéro de membre du traducteur : ces quatre mentions permettent de vérifier son inscription auprès de l'ordre.
- Sceau numérique vérifiable en ligne : ATIO et STIBC.
- Livrable Asiatis : un PDF réunissant la traduction et une copie du document source, sous le même sceau.
- Exemplaire papier sur demande, avec frais d'envoi.
Langues rares et affidavit
Pour une langue sans traducteur agréé dans aucun ordre canadien, la traduction est faite par un traducteur non agréé, qui déclare sous serment son exactitude devant un commissaire à l'assermentation. L'IRCC prévoit expressément cette forme.
- Asiatis ne présente jamais une traduction sous affidavit comme une traduction certifiée.
- Exemple : le tagalog, pour lequel aucun ordre provincial n'agrée de traducteur.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un traducteur agréé ?
Un traducteur agréé est membre d'un ordre ou d'une association provinciale de traducteurs, comme l'OTTIAQ au Québec ou l'ATIO en Ontario. L'ordre l'agrée pour des combinaisons de langues précises, et sa signature accompagnée de son sceau rend la traduction certifiée.
Une traduction d'un membre de l'ATIO est-elle acceptée au Québec ?
Pour le MIFI, oui : l'ATIO fait partie des quatre ordres admis (OTTIAQ, ATIO, STIBC et CTINB). Pour l'IRCC, oui également. Pour les autres organismes québécois, l'exigence varie d'un organisme à l'autre : nous vérifions celle de l'organisme destinataire avant de commencer.
Une traduction d'un membre de l'ATIA est-elle acceptée par le MIFI ?
Non : le MIFI n'admet que OTTIAQ, ATIO, STIBC et CTINB. Une traduction de l'ATIA, de l'ATIS, de l'ATIM ou de l'ATINS reste valable pour l'IRCC.
Comment vérifier une traduction certifiée ?
Repérez la signature, le sceau, le nom de l'ordre et le numéro de membre du traducteur, puis vérifiez son inscription auprès de cet ordre. Pour les ordres ATIO et STIBC, le sceau numérique se vérifie aussi en ligne.
Que faire si aucun traducteur agréé n'existe pour ma langue ?
La traduction est faite par un traducteur non agréé et accompagnée d'un affidavit signé devant un commissaire à l'assermentation. L'IRCC accepte cette forme ; vérifiez l'exigence des autres organismes avant de commander.